Ce n'est pas une accroche. C'est une situation, avec ses avantages et ses contraintes. Voici les deux.
Dans ma mairie, je voyais une secrétaire saisir la même information à trois endroits, redouter un délai d'urbanisme dépassé dont elle porterait la faute, et partir en congés en sachant que tout tournerait au ralenti.
Aucun éditeur ne m'a proposé quelque chose de simple pour ça. Les grands couvrent le réglementaire et s'arrêtent là — c'est leur métier depuis quarante ans et il est légitime. Alors j'ai commencé à écrire ce que je cherchais.
Puis j'ai remarqué autre chose. Un maire ne voit pas que sa mairie : il voit aussi ceux qui poussent la porte. L'artisan venu déposer une déclaration de travaux, qui explique au passage qu'il fait ses devis le dimanche soir. Le restaurateur qui demande son autorisation de terrasse. La même souffrance, dans un autre décor. C'est de là que viennent les onze pilotes.
« Je ne vends pas un logiciel. Je réponds à un problème que j'ai vu de mes yeux, et je le raconte avec les mots de ceux qui le vivent. »
Je ne travaille ni pour ma commune, ni pour les entreprises de ma commune. J'y suis élu, et je signe leurs autorisations. Voir leurs difficultés m'a permis de concevoir ces logiciels ; les leur vendre serait une autre affaire.
Parapheur, délibération, arrêté, mandatement, astreinte. Je ne les ai pas découverts dans une plaquette : j'en signe. Une démonstration ne commence jamais par vous expliquer votre propre métier.
Celui qui vend est celui qui développe et qui décroche. Pas de commercial qui promet, pas de hotline anonyme, pas de numéro de ticket. Un numéro direct.
Je suis seul. C'est ce qui rend possible le prix ferme et le numéro direct, mais ça veut dire que je ne prends pas tous les projets en même temps. Si votre échéance est serrée, dites-le dès le premier échange : je préfère refuser que tenir mal.
Ce qui se ressaisit trois fois, ce qu'on n'ose pas déléguer, ce qui tombe quand quelqu'un est absent. Je vous dirai franchement si un logiciel est la bonne réponse, ou si le problème est ailleurs.